Étant un grand fan de light novels, j’ai eu envie de faire une review et un petit comparatif des 2 premiers tomes des toutes premières séries licenciées par les éditions Ofelbe : Sword Art Online et Spice & Wolf.

Dans cette review, nous allons discuter des livres dans la forme, puis noter les points forts et faibles de la version française. Par la suite, je ferai des critiques plus détaillées sur l’histoire, les illustrations, l’univers, la traduction, etc.

Pour commencer, nous allons parler de cet élément qui nous donne une première impression, bonne comme mauvaise : la couverture. En effet, elle est tout aussi importante pour un light novel, donnant une idée de ce à quoi on doit s’attendre, pour le meilleur et pour le pire. Mais ça, c’est général à la littérature.

Notez qu’un tome français équivaut à 2 tomes japonais, et qu’il y a donc 2 couvertures japonaises pour une couverture française. Mais on en reparlera plus loin.

Couverture japonaise à gauche, couverture française à droite
Couverture japonaise à gauche, couverture française à droite

Ofelbe a donc opté pour la couverture des tomes 1 japonais. Les couvertures françaises sont très fidèles à la version originale, les couleurs sont bonnes, les textes et en particulier les titres sont parfaitement dans le thème des séries, gardant le même esprit que la version japonaise. Pour ce qui est de la couverture de Sword Art Online, j’ai une préférence pour la version d’Ofelbe, car celle-ci n’empiète pas beaucoup sur l’illustration, contrairement à la version japonaise avec son titre au milieu du tome.
Pour ce qui est de Spice & Wolf, ma préférence va à la version originale, le titre légèrement transparent et laissant apparaitre les traits de l’illustration est vraiment sympa. Le tome français a opté pour un titre opaque, et étant donné que celui-ci prend plus de place qu’à l’origine, l’illustration est un peu plus masquée. Cependant, son agencement est très bien travaillé.

Mais il y a un petit bémol pour les couvertures des tomes français. En effet, comme je vous l’ai dit plus haut, un tome français contient deux tomes japonais, il y a donc une couverture en moins. En plus de ça, il faut savoir que la couverture des tomes japonais est sous forme de jaquette.
Ofelbe a donc privilégié une couverture imprimée directement sur le livre, sans aucune jaquette. Mais ce qui aurait été intéressant, c’est d’avoir sur le livre une couverture imprimée (garder celle du tome 1 japonais par exemple), et de fournir une jaquette avec la couverture du tome 2 pour les fans qui auraient souhaité pouvoir posséder les deux couvertures issues de la version originale. Peut-être que des jaquettes sortiront en goodies ou en cadeau par la suite, mais pour le moment, il n’y en a pas, c’est donc le gros point négatif des couvertures.

Couvertures des tomes 1 et 2 au Japon
Couvertures des tomes 1 et 2 au Japon

Les couvertures françaises sont fidèles à l’œuvre japonaise et très bien travaillées, le rendu est sympa, et les couleurs sont proches de celles des tomes originaux. Le seul point négatif est le fait de n’avoir qu’une couverture sur les deux couvertures japonaises disponibles.

Second point important, la quatrième de couverture, ainsi que le dos du livre.
La quatrième de couverture est le côté verso d’un livre, là où est très souvent placé le résumé du livre, tandis que le dos du livre est l’élément qui relie la couverture avec le quatrième de couverture.

Quatrième de Couverture japonaise à gauche, quatrième de couverture française à droite
Quatrième de Couverture japonaise à gauche, quatrième de couverture française à droite

La quatrième de couverture française est la plus intéressante et la plus aboutie. Celle de Sword Art Online contient une illustration ainsi qu’un petit résumé de l’histoire, elle est beaucoup plus visuelle et chargée que la version japonaise et je dois dire que je la préfère clairement, vu qu’elle est en adéquation avec l’univers de Sword Art Online.
De même pour Spice & Wolf, la version française contient un petit résumé alors que celui en japonais se trouve dans l’un des rabats de la jaquette. La mise en page de la quatrième de couverture française est simple et classique, mais ça fait son effet.
Pour le dos des livres, c’est exactement la même chose, les versions françaises sont beaucoup plus esthétiques et attrayantes.

À gauche, le tome japonais, et à droite, le tome français
À gauche, le tome japonais, et à droite, le tome français

La quatrième de couverture ainsi que le dos du livre sont donc plus appréciables et plus attirants dans la publication française par rapport à l’originale, c’est un bon point qui fait son effet dans une boutique ou même dans votre bibliothèque.

Le troisième point que nous allons aborder est celui de la taille du tome. Les tomes français font 21 cm de longueur pour 14 cm de largeur, tandis que les tomes japonais font 15 cm de longueur pour 10,7 cm de largeur (proche du format A6). Quant à l’épaisseur, le tome japonais fait environ 1,7 cm (c’est à peu près la même chose pour un manga en France), alors que les tomes français font entre 3 cm pour Spice & Wolf et 3,2 cm pourSword Art Online, soit quasiment le double.

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À gauche, le tome japonais, et à droite, le tome français

Les tomes japonais ont un avantage avec cette petite taille, ils sont très facilement transportables et peuvent être mis dans un sac ou une sacoche sans problème, voire même une poche arrière de jeans par exemple. Vous pouvez alors vous balader partout avec votre tome et le lire dans le métro, le bus, ou lors d’une pause, sans soucis. Les désavantages de cette petite taille se remarquent sur les illustrations, elles sont beaucoup plus compactes et on peut avoir du mal à distinguer certains détails, surtout pour les personnes avec des problèmes de vue. De même pour le texte, il peut sembler trop petit pour certaines personnes et cela peut vite être dérangeant.

Les tomes français ont pour avantage d’avoir des illustrations plus grandes et donc des détails plus facilement visibles, tout en fatiguant moins les yeux. De même pour les textes : ils sont plus gros et pour les personnes avec des soucis de vision, cela sera très appréciable et moins éprouvant.
Le gros désavantage est celui de ne pas pouvoir les transporter partout, sans compter qu’un tome français équivaut en plus à deux tomes japonais. Le livre en français n’est pas le genre de livre à rentrer facilement dans une poche (vous pouvez essayer, mais je vous assure que c’est difficile). Il est pas mal encombrant, même dans un sac, donc pour l’avoir avec vous et le lire dans le métro ou lors d’une pause, il faudra savoir s’arranger. Mais cette taille est aussi un avantage pour une dernière raison : le tome français contient deux tomes japonais, ça fait deux fois plus de lecture, et le livre vous durera plus longtemps lors d’un trajet. Pas besoin de prendre toute votre bibliothèque avec vous.

La taille est à la fois un avantage pour certaines raisons, mais aussi un désavantage. À titre d’avis strictement personnel, un juste milieu entre la version japonaise et française aurait été vraiment sympa, un tome avec un format similaire à un manga, ni trop grand, ni trop petit. Le souci, c’est que deux tomes japonais n’auraient jamais pu tenir dans ce format.

Pour finir, nous allons aborder le dernier point, les illustrations et l’agencement dans l’intérieur du tome. Commençons par les illustrations en couleur.

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Version japonaise à gauche, version française à droite
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Version japonaise à gauche, version française à droite

Pas grand-chose à dire dessus, elles sont quasiment comme sur la version originale, les couleurs sont un peu moins pâles mais ça reste très conforme. Les illustrations en couleur sont fidèles et les textes souvent présents sur celles-ci sont aussi très bien placés, là aussi la version française est impeccable.

Et enfin, les illustrations en noir et blanc, ainsi que la mise en page globale.

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Version japonaise à gauche, version française à droite
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Version japonaise à gauche, version française à droite

Pour les illustrations en noir et blanc, celles de la version française sont plus claires, plus pâles et cela supprime de la profondeur pour certaines. Mais pour d’autres, la version française fait ressortir certains détails et éléments du dessin, du coup c’est assez difficile de trancher, on y trouve à la fois des qualités et à la fois des défauts.

Pour la mise en page, difficile de faire une comparaison avec la version originale, vu que la façon d’écrire n’est pas la même. Cependant, la version d’Ofelbe est très claire, lisible et propre, donc rien à redire là-dessus. De même pour la version japonaise qui possède les mêmes qualités.

Les illustrations sont fidèles à la version originale et à ce que l’illustrateur abec a voulu transmettre. De même pour la mise en page qui, malgré la composition différente selon la langue, a su garder les qualités de son œuvre d’origine.

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Les éditions Ofelbe ont réussi à nous créer deux jolis livres, que ce soit sur les choix esthétiques, sur les modifications apportées, ainsi que sur les éléments qui ont été conservés.
Il y a certains points négatifs comme la suppression d’une des deux couvertures, la taille du livre pour certains, le fait d’avoir deux tomes en un qui peut déranger certains fans, mais aussi de nombreux points positifs comme la quatrième de couverture, le fait d’avoir gardé illustrations et pages couleurs, la mise en page ou encore la taille du livre et les deux tomes en un qui peuvent aussi être vu comme des qualités.
Ofelbe est donc un éditeur sérieux et avec des ambitions : avec ces deux premiers tomes, ils ont su nous montrer leur volonté de fournir un travail abouti, réfléchi et de qualité. Maintenant, nous n’avons qu’à attendre la suite, les futures licences et savoir si le marché des light novels est viable et rentable.

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